CRIES & SPARTACUS: panique pour la révélation d’affaires classées
Septembre 2000, face au refus de la justice d’instruire le dossier Zandvoort, Marcel Vervloesem pense publier sur Internet, les carnets d’adresse des réseaux pédocriminels CRIES et SPARTACUS, affaires survenues en 86 et 95, depuis longtemps jugées, la dernière classée par le décès opportum du Pasteur Stamford à la prison de Turnhout.
Un vent de panique soulève curieusement la presse. Gilbert Dupont, journaliste à la Dernière Heure, fit un chef-d’œuvre de diffamation, prenant même la peine de délocaliser le contexte des réseaux supposés démantelés depuis longtemps par la glorieuse justice belge.
Le journaliste assure que Marcel Vervloesem n’était connu que depuis l’affaire Dutroux en 1996, alors que l’affaire Good Engels avait fait sa célébrité en 1988. Il parle de misérables « dizaines de films sur vidéo et de photos » : le fichier Zandvoort, qui comporte 88.539 photos de crimes réels, selon la police fédérale. Il faut chercher pour trouver trois mots de vrais dans son article.
La « justice qui aurait commis en 1997 une erreur d’homonymie en reprenant dans la condamnation les éléments d’une condamnation pour pédophilie d’un autre Vervloesem », était le fait d’un policier membre d’une des prétendues « organisation de la protection de l’enfance », qui s’acharnaient à démolir le Werkgroep Morkhoven afin de mettre des incompétents à la place des spécialistes.
La justice avait décidé de porter le discrédit sur l’association en condamnant Marcel pour escroquerie, ce qui a été anéanti en appel par le reçu de 50.000-FB d’une marchande de porno à un des plaignants pour porter plainte, et d’un faux en écriture de la marchande de porno, qui avait été reconnu par expertise judiciaire.
Gilbert Dupont assura tout de même que Marcel avait déposé plainte en diffamation l’accusant de pédophilie, alors qu’il avait déposé plainte pour un faux en écriture l’accusant d’escroquerie, pour alléguer un risque que la chambre des mises en accusation d’Anvers classe sans suite — somme toute, une preuve par expertise judiciaire – pour justifier une prétendue « vengeance » que les médias ont qualifié de « menace » de jeter 980 malheureux pédocriminels en pâture, avec un « risque d’erreur ».
Voilà l’information que la liberté de la presse belge vous sert, sans risque de ridicule, puisqu’il n’y a plus de journaliste pour dire la vérité :
980 noms de pédos belges
Marcel Vervloesem, de l’asbl Morkhoven, menace de les jeter dès vendredi en pâture sur Internet…
Gilbert Dupont – 07/09/2000
BRUXELLES Le nom de Marcel Vervloesem est connu depuis l’affaire Dutroux. Avec le groupe de travail privé Morkhoven qu’il dirige, Vervloesem s’est taillé une certaine notoriété pour s’être spécialisé dans la lutte contre la pédophilie.
Il y a trois ans, Marcel Vervloesem a confirmé son efficacité en remettant au parquet de Termonde des dizaines de films sur vidéo et de photos d’enfants abusés sexuellement. Nous avions publié certains de ces documents en juillet 98. Ce qui nous avait valu d’être convoqué aussi sec à la BSR de Bruxelles. Depuis lors, Vervloesem a poursuivi ses investigations. Surtout au départ de Zandvoort, aux Pays-Bas.
Le mois passé, un journaliste luxembourgeois s’est vu interdire par la justice belge de publier dans son hebdomadaire – l’Investigateur et sur un site Internet les identités, disait-il, de plusieurs dizaines de pédophiles résidant sur le sol belge, pédophiles condamnés ou simplement soupçonnés. Une certaine presse anglaise avait entrepris la même démarche quelques semaines plus tôt après le meurtre horrible d’une fillette.
L’initiative du News of the World avait provoqué de nombreux dérapages. Un tribunal namurois avait interdit celle de l’ Investigateur. Qu’en sera-t-il vendredi avec Vervloesem qui menace, lui, de diffuser sur Internet les identités et adresses complètes de 980 pédophiles belges découverts par Morkhoven avec les risques d’erreur sans parler du principe même de la démarche ou cités dans des dossiers de réseaux pédophiles (l’affaire du Cries, le dossier Stanford, les X, etc.)?
En fait, il s’agit, à ce stade, d’une menace. Il y a trois ans, Vervloesem a été condamné à 2 ans pour escroquerie. Il se fait que la justice a commis en 1997 une erreur d’homonymie en reprenant dans la condamnation les éléments d’une condamnation pour… pédophilie d’un autre Vervloesem. Ainsi, des personnes qui ne portent pas Vervloesem dans leur coeur continuent d’utiliser l’erreur d’homonymie pour le traiter de pédophile.
Vervloesem a déposé plainte en diffamation contre l’une d’elles. Demain, la chambre des mises en accusation d’Anvers pourrait classer la plainte sans suite. Fureur de Marcel Vervloesem qui a donc fait savoir, hier, que si la justice ne poursuivait pas la personne qui l’avait accusé de pédophilie, il se vengerait en diffusant dès vendredi sur Internet les coordonnées de 980 pédophiles belges…
